Urbanisme Durable
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Objectifs


Depuis peu, IES à choisi de développer la compétence urbanisme en interne. Consciente du fait que les problématiques du développement durable se traitent dès la phase amont des projets, IES est désormais capable d’agir aux différentes étapes de la réflexion tant en terme d’urbanisme durable que de bâti. 

Nos compétences en énergie nous permettent de nous placer des l’amont des projets, dans une démarche de qualité énergétique :

-       Modes alternatifs de productions d’énergie (orientations des toitures favorables à l’implantation de panneaux solaires, cogénération, réseau de chaleur ou de refroidissement…) ;

-       Minimisation des besoins énergétiques par l’optimisation de l’architecture bioclimatique ;

Notre vision de l’urbain.

Notre quartier, notre maison, notre lieu de travail… tous les lieux que nous fréquentons au quotidien ne doivent pas être des espaces subis, mais des lieux agréables à vivre, où nous nous sentons bien. Mais ces espaces urbanisés sont consommateurs de fonciers, souvent au détriment des espaces naturels, à l’origine de la perturbation des écosystèmes (interruption du cycle naturel de l’eau, rupture dans les corridors écologiques…),  générateurs de flux, parfois de ségrégation spatiale….

Aussi, la question de l’urbain est fondamentale. Les projets d’écoquartier voient le jour un peu partout et la notion d’urbanisme durable prend de l’ampleur. Nous sommes de plus en plus soucieux de créer des villes alliant respect des problématiques environnementales à la qualité de vie. Les lieux que nous fréquentons au quotidien doivent être des lieux vivants, tant d’un point de vue social et sociétal que d’un point de vue biodiversité.

Le travail de la forme urbaine, favorable à l’architecture bioclimatique, à la limitation de l’étalement urbain, au bien être de ses habitants doit permettre, par des formes innovantes, de concilier les différents besoins.

 Ecoquartier, une terminologie mal définie.

Si le terme d’ « écoquartier » est aujourd’hui entré dans les mœurs, il n’existe pas à l’heure actuelle de définition officielle, partagée par l’ensemble des acteurs de la ville, qui s’attache à le décrire. Aussi, bon nombre de projets, tournés sur eux même, se revendiquent de l’appellation « écoquartier ». Mais il est important de comprendre que dans le système de la ville, aucun quartier n’existe pour lui-même. Un « écoquartier » isolé ne sera pas un quartier durable.

La ville doit être connectée et chaque morceau du territoire, nouveau ou en renouvellement urbain, ne peut être conçu sans porter une attention particulière à ce qui l’entoure : les quartiers limitrophes, la ville, les bassins d’emplois, les trames vertes et bleues…

Il est indispensable pour composer une ville cosmopolite et durable, d’assurer un maillage territorial et de connecter la ville. Cela passe obligatoirement par une vision multiscalaire de l’urbain et par un travail sur les connections et le maillage aux différentes échelles territoriales.

Une approche durable de l’urbain

Pour pouvoir parler de quartier durable, terme que nous préférons à celui d’ « écoquartier », il est nécessaire de tenir compte de l’ensemble des éléments qui composent la sphère du Développement Durable : social, économique et environnemental. Le travail de l’urbaniste est alors, de concilier l’ensemble de ces éléments pour composer ou recomposer la ville.

·         Assurer un bien être sociétal par la mixité social, en mélangeant par exemple les formes d’accès aux logements sur un même quartier, en créant des espaces agréables et vivants, fournit en espaces verts, partagés ou privatifs.

·         Assurer un équilibre économique en mixant les fonctions urbaines dans un même quartier, rompant ainsi avec la logique de séparation spatiale des fonctions, qui au cours de la deuxième moitié du XXème siècle a engendré une multiplication des besoins en déplacements.

·         Assurer une qualité environnementale en travaillant sur différents points sensibles de la ville :

-       Limiter les émissions de GES en favorisant les modes de transports alternatifs (la marche à pied et le vélo par la création d’une structure viaire hiérarchisée et sécurisée favorable à ces modes de déplacement, les transports en commun par la prise en compte des points de desserte, les modes innovants comme l’autopartage ou le covoiturage).

-       Limiter les besoins énergétiques en favorisant l’architecture bioclimatique

-       Gérer les eaux de pluies et les eaux usées. Pour ce faire, IES à déjà un certain nombre de partenaires privilégiés, partageant les mêmes valeurs de respect environnemental et d’indépendance, auquel il s’associe sur des projets urbains.

-       Favoriser la biodiversité en créant des connections vertes et bleues entre les différents espaces, en travaillant sur la notion de « retour de la nature en ville » et la végétalisation des espaces (toiture, façades, parkings…)

-       Limiter l’étalement urbain en favorisant la densité urbaine. Il ne s’agit ici évidemment pas de créer des immeubles partout, mais d’adapter la densité aux espaces bâti environnant, tout en relevant les niveaux moyens constatés.

Il n’existe pas aujourd’hui de démarche similaire à celle de HQE® pour l’urbanisme. Cette démarche, si elle reste à inventer, ne peut cependant être trop formalisée. En effet, les problématiques urbaines varient d’un lieu à l’autre, en fonction des objectifs du projet et de l’ambition de la maîtrise d’ouvrage. Les projets urbains doivent se référer à l’existant et s’il semble indispensable de prendre en compte les considérations environnementales dans un projet, la démarche urbanistique n’est pas transposable d’un bout à l’autre de la planète. Les projets doivent ainsi s’insérer dans un cadre urbain déterminé, s’articuler avec l’existant, correspondre à une demande politique et sociale pour pouvoir être géré de façon pérenne. Un quartier n’est pas durable pour lui-même, il n’est durable que s’il intègre les enjeux d’un territoire donné.